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Halte technique de 2 semaines à Buenos Aires

Oct. 4th | 6 commentaires

Le jeudi 19 septembre, vers 16h heure locale, nous franchissons les portes de l’aéroport international Ezeiza de Buenos Aires. Les bagages nous précèdent, empilés sur les chariots que nous poussons. Ils sont en un seul morceau (façon de parler puisque nos vélos sont presque entièrement démontés dans leur carton) : tous ont passé l’épreuve de la soute !

Nous devons maintenant nous rendre en centre-ville, à 30 km de l’aéroport. On nous a conseillé de prendre le bus n°8. Le bus n°8 nous refoule, il paraîtrait que nos bagages sont trop encombrants. Dommage, le ticket était à 4$ (qui signifie « pesos » ici, et non « dollar »), c’est à dire 0,5€. Taux légal : 1 EUR (€) = 7,9 ARS ($). Nous n’avons d’autre choix que de prendre la navette « Manuel Tienda Leone », dédiée aux voyageurs fraîchement débarqués. Alors que nous parcourons les 100m qui séparent les deux abribus, le cours du ticket de bus s’envole : nous payons 115$ chacun (80 de base + 35 pour le supplément « gros bagages »).

Nous arrivons rapidement au centre-ville. 1h plus tard, nos vélos sont de nouveau sur roues et nous donnons nos premiers coups de pédales en Amérique du Sud… qui ne nous emmènent pas bien loin : à quelque 5 km, nous mettons pied à terre pour sonner au 1454, Teniente Peron. Juan, que nous avons contacté via warshowers.org, descend nous ouvrir et c’est ainsi que commence notre long séjour à Buenos Aires !…

De gauche à droite : Daniela (une amie de Juan), Léo, Juan et Timmy (nos hôtes), et Damien



Voici comment nous voyions initialement notre passage à Buenos Aires : un séjour express de 3-4 jours avant de nous élancer vers la cordillère des Andes. Mais c’était sans compter l’envoi de nos batteries par fret… En effet, la majorité de compagnies aériennes ne les acceptent pas à bord de leurs avions de ligne : nos batteries contiennent 10 fois plus d’énergie que les batteries d’ordinateur portable et représentent donc un danger potentiel… (Si si, nous pédalons chaque jour dans l’angoisse d’une explosion !) Nous avons donc fait appel à une société de transport, TNT, qui était censée délivrer nos batteries à Buenos Aires sous 3 jours.

Deux semaines plus tard, nous n’en avons pas encore vu la couleur. Les responsables : notre inexpérience combinée à leur incapacité à nous guider. Dès le début, notre colis est entré dans le circuit logistique sans la moitié des documents nécessaires. Et pourtant, nous avons envoyé notre colis en guichet… Il aurait été assez astucieux de nous les faire remplir à ce moment-là, mais ils ont préféré attendre que nous soyons à 5h de décalage horaire pour nous en parler. La communication n’était donc pas des plus fluides, les documents manquants ne sont pas parvenus assez vite au département concerné, et l’envoi a été annulé (et non remboursé, merci d’être passés).

Bref, nos batteries sont toujours à Madrid, chez la famille qui nous a hébergés à notre arrivée dans la capitale. Il nous faut maintenant trouver un moyen pour que nous les recevions à Salta, une ville située à 1600km de Buenos Aires. Car aujourd’hui, nous reprenons la route. Les montagnes de l’Argentine ont assez attendu.

Alors positivons !



Ouf, on se sent déjà mieux après avoir vidé son sac ! Et puis, nous ne sommes pas restés à attendre nos batteries les bras croisés, que nenni ! Nous avons passé notre première semaine chez Juan, en centre-ville, d’où nous avons pu rayonner et explorer la plupart des coins de Buenos Aires. Mais honnêtement, nous n’avons pas été subjugués par la beauté de la ville, qui pourtant se fait appeler « le Paris de l’Amérique du Sud »… Le style Haussmann se retrouve sur quelques bâtiments et blocs éparpillés, mais de quoi faire illusion tout de même ! (une pointe de chauvinisme ne fait jamais de mal)

(De gauche à droite : Damien, Daniela et Juan)
Regardez derrière nous, est-ce que sincèrement ces maisons en taules colorées vous font penser à Paris ? ! Oui, c’est vrai le jugement est biaisé, il s’agit d’un quartier bien précis, La Boca (« la bouche », en référence à l’embouchure du fleuve Riachuelo), qui fut autrefois le lieu de débarquement des immigrants venant d’Europe. Le quartier est maintenant touristique mais les couleurs sont d’origine : elles étaient les seuls à pouvoir égayer le sombre des taules.



Et personne ne danse le Tango dans les rues de Paris ! Buenos Aires est avant tout la capitale de l’Argentine !


Dance Tango / Tango Dance

Nous avons ensuite déménagé et passé la deuxième semaine (et même un peu plus) chez Daniela, une amie de Juan avec laquelle le courant est très vite passé. Elle vit avec sa mère à Lomas de Zamora, à 25 km au Sud de « Capital » (ainsi s’appelle le centre-ville de Buenos Aires) et toutes deux nous ont accueillis comme faisant partie de la famille ! Dans ces situations fatalement éphémères, les relations sont amplifiées : une amitié s’est très vite tissée entre nous quatre et a baigné notre séjour d’une incroyable complicité. Nos pensées à quelques heures du départ ? Espérons que cette amitié survive à l’éloignement !

Mais nous n’allons pas remonter en selle sans vous avoir donné quelques petites observations culturelles !

La viande ! Jamais nous n’avions vu des rayons de viande si imposants !



Et les consommateurs sont à la hauteur de ces rayons : les Argentins mangent beaucoup de viande. Nous avons pu le voir (et l’apprécier) lors d’un « assado », le barbecue typique en Argentine !







Initialement, cette halte technique imposée n’entrait absolument pas dans nos plans. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous l’avons acceptée sans rancœur. Et nous avons finalement découvert une richesse toujours imprévisible mais dont nous mesurons chaque jour un peu plus la valeur : les hommes et femmes que nous rencontrons.

La halte touche à sa fin. Dans quelques heures, nous reprenons la route. Devant nous s’étendent 1600 km, que nous devrons parcourir à la seule force de nos mollets. VAMOS !



6 comments Ajouter un comentaire

  1. Bonjour les aventuriers!J’avais appris via Facebook vos soucis de batteries qui se résoudront évidemment mais c’est quand-même un contretemps,fâcheux comme il se doit.J’avais bien aimé Buenos Aires donc je suis moins sévère que vous.Quant aus assados ou parijadas….c’est impressionnant.Les Argentins sont des carnassiers,comme les Chiliens d’ailleurs.En tout cas vous me faîtes vraiment envie d’être dans ce coin du monde que j’adore.J’espère que les provisions que je vous ai fournies sont encore intactes!Bonne route vers la Cordillère et à bientôt le plaisir de vous lire.Je vous embrasse Jean Pierre
    +


    • Hello Jean-Pierre!
      Nous avons bien aimé Buenos Aires aussi ! Mais la ville est jeune et nous n’avons pas trouvé l’architecture spectaculaire. Et tant qu’à parler d’esthétisme, l’organisation en blocs (aussi pratique soit-elle) manque un peu de charme…
      Oui, les provisions sont quasi intactes, les maladie fuient rien qu’à la vue de notre trousse à pharmacie 🙂 Espérons que ça continue !
      Hasta luego amigo !


  2. Courage ! vous êtes encore jeune !! vous allez y arriver !
    bizzz du Chesnay


  3. Coucou ! On vient de regarder vos dernières nouvelles à Riom, près de Clermont-Ferrand, chez des amis, Sébastien et Josiane, on a même mangé des moules du Mont-Saint-Michel, Jérémie est là, ainsi que Jacqueline et on vous remercie de toutes ces nouvelles ! Bonne route et à bientôt ! On est avec vous et on vous souhaite bon courage !
    Bernard and co
    Jérémie dit : « Je vous aime ! »


  4. Hello les aventuriers,,,,,,,,,

    Pour vous dire, que nous suivons régulèrement vos péripéties, et que nous pensons bien fort à vous, amicalement
    Karine ET Kévin


  5. Coucou les routards.

    J’ ai retrouvé votre site en faisant une recherche généalogique sur mon nom, Google trouve tout.
    Quelle belle expérience! Bravo pour vôtre opiniâtreté.
    Laissez tomber ces batteries, vous êtes maintenant assez grands
    pour traverser l’ océan à la nage.
    Peut être à l’ année prochaine ou plus tard, le temps n’ a pas guère d’ importance quand on vit vraiment.
    Amitiés.

    JPB


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